
Directrice de l’École de design
Université du Québec à Montréal
Pavillon de design, local DE-6260
1440, rue Sanguinet
Montréal (Québec) H2X 3X9, Canada
Téléphone : 514-987-3000, poste 5522
Courriel : levesque.carole@uqam.ca
Domaines d’expertises et thèmes de recherche :
Architecture temporaire Villes, territoire et société
Design Représentation
Histoire, théorie et pratiques Terrains vagues
de l’architecture contemporaine Recherche-création
Carole Lévesque est professeure à l’École de design depuis 2012. À la suite d’un diplôme technique en architecture et d’un baccalauréat en design de l’environnement à l’École de design, elle poursuit des études professionnelles en architecture à l’Université de la Colombie-Britannique et complète son stage en architecture à l’agence new-yorkaise Datum Zero Architecture. De retour à Montréal, elle entreprend un doctorat en histoire et théorie de l’architecture à la Faculté de l’aménagement de l’Université de Montréal, qu’elle termine avec distinctions en 2009. Au cours de son doctorat, elle enseigne l’atelier à l’École d’architecture de l’Université de Montréal et à l’École de design et poursuit sa pratique professionnelle, notamment à travers le concours d’architecture. Elle sera par la suite professeure à l’École d’architecture de l’Université américaine de Beyrouth jusqu’en 2012.
Son travail s’investit dans des démarches longues et lentes pour explorer les formes de représentation du territoire urbain, ses temporalités et ses usages. À travers ses différents projets de recherche-création et son enseignement, ce sont les questions relatives aux transformations territoriales, urbaines et architecturales qui l’intéressent, particulièrement en ce qui a trait au détournement, au recyclage des lieux, à la transformation des perceptions et des usages. Elle a, à ce sujet, publié À propos de l’inutile en architecture (Harmattan, 2011) et Finding Room in Beirut: Places of the Everyday (Punctum Books, 2019). Depuis quelques années, elle travaille plus particulièrement sur le vague : le vague urbain vu comme lieu générateur de résiliences et d’ancrage pour les villes en transformation, et comme un lieu à travers lequel une valorisation du quotidien peut prendre place. Son travail a donné lieu à plusieurs publications, entre autres dans Investigations in Architecture and Literature (Havik, Hernandez, Oliveira, Proonsten & Schafer, eds., 2016) et Terrain Vague : Interstices at the Edge of the Pale (Barron, Mariani, eds., 2013), et a fait l’objet de plusieurs expositions, dont La Précision du vague présentée au Centre de design en 2019.
Subvention externe
Ville et paysage : les lieux sans désignation dans l’invention d’un idéal
Le projet de recherche-création propose que les lieux non-désignés ne sont pas que des espaces abandonnés ou en attente de développement, mais qu’ils sont tout aussi constitutifs de la ville que ne le sont les lieux construits et que c’est à travers la représentation qu’ils participent activement au discours sur le développement de la ville et à l’imaginaire du paysage. La recherche-création propose que ces lieux sont une partie essentielle de la ville et du paysage et qu’ils permettent de générer une lecture « autre », essentielle à leur transformation. Le projet s’attarde principalement aux contextes historique et contemporain de Rome, comme pierre angulaire dans l’invention du vague urbain.
Du terrain vague au campus urbain intégré. Pour un partage des savoirs et des territoires
Représentation et construction du terrain vague : le dessin d’architecture comme outil d’investigation
Si le terrain vague suscite un intérêt certain dans les discours en architecture, en art et en sociologie, il est très largement considéré pour son potentiel de développement, son potentiel d’appropriation ou encore pour sa décrépitude néfaste à l’image de la ville et propice à l’établissement de communautés peu désirées, plutôt que pour sa participation à l’imaginaire et au faire de la ville. L’originalité de cette recherche tient dans sa proposition que le terrain vague est nécessaire à la constitution même de la ville, et qu’il peut être construit au même titre que le sont les bâtiments et autres lieux de la ville. Le projet s’attarde principalement au contexte de Montréal, dans l’entreprise d’une documentation exhaustive et d’une représentation par plusieurs médiums.
Subvention interne
Soutien à la traduction – A Slit through Thunderous Clouds
Soutien à la publication – Finding Room in Beirut: Places of the Everyday
Représentation et construction du terrain vague : le dessin d’architecture comme outil d’investigation
Le vague urbain comme lieu générateur de résiliences urbaines
Prenant appui sur le discours du terrain vague, la recherche pose l’hypothèse que de grandes zones urbaines habitées rencontrent les critères du vague et constituent en ce sens une différenciation et un enrichissement dans le discours du vague sur sa relation critique avec la ville. Ces zones habitées, que je qualifie de vague urbain, possèdent des collectivités et solidarités bien réelles quoique circonscrites par le développement d’une ville qui les ignore. Le terme englobe des districts à géographie variable mis à l’écart dans le tissu urbain où le droit à la propriété est généralement obscur et où les comportements informels, quoique réglés par des manières de faire collectives, font partie du paysage quotidien. Dans une réflexion sur la construction de la ville contemporaine, l’observation et la compréhension du vague urbain sont particulièrement pertinentes pour porter un regard critique sur les processus qui lui sont externes et qui, paradoxalement, le génère.
Article dans une revue scientifique
Chapitre de livre ou contribution à un ouvrage collectif