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APPEL À CONTRIBUTION

Semaine étudiante du CÉLAT
2e édition : 18-23 mars 2013
Responsable : Célia Forget (Université Laval)

Contexte

Organisée dans le but de soutenir et encadrer des initiatives de nos membres étudiants et de faire valoir notre thématique du vivre-ensemble, la semaine étudiante regroupera des activités scientifiques, artistiques et sociales organisées uniquement par les membres étudiants du CÉLAT en vue d’échanger et de découvrir les valeurs de l’interdisciplinarité.

Soumission aux activités proposées lors de la semaine étudiante

1. Colloque étudiant du CÉLAT « Les dissonances du vivre-ensemble
UQAM, lundi 18 mars 2013
Appel à communications

Les étudiants du Centre interuniversitaire d’études sur les lettres, les arts et les traditions (CÉLAT) de deuxième et troisième cycles, ainsi que les post-doctorants sont invités, à participer au colloque étudiant « Les dissonances du vivre-ensemble », qui se tiendra à l’Université du Québec à Montréal, dans le cadre de la Semaine étudiante du CÉLAT. Le thème principal autour duquel se concentrent les recherches des membres du CÉLAT étant constitué par le « vivre-ensemble à l’épreuve de la pluralisation croissante des sociétés », cette rencontre se veut une occasion pour approfondir la thématique sous un angle spécifique : les dissonances que ce vivre-ensemble implique.

Les intentions de communication, composées d’un titre, d’un résumé de 250 mots et d’une brève notice biographique, devront être envoyées par courriel à l’adresse dissonances.celat@gmail.com avant le 1er février 2013.

Le comité organisateur du Colloque étudiant du CÉLAT : Dagmara Zawadzka, doctorante en histoire de l’art, Eleonora Diamanti, doctorante en sémiologie, Mariza Rosales Argonza, coordonnatrice du CÉLAT-UQAM.

2. Table ronde « Diffuser ses travaux de recherche pour les nuls »
Université Laval, mercredi 20 mars 2013

La plupart du temps, les chercheurs produisent un savoir sans le mettre en scène pour le grand public. La vulgarisation scientifique est plutôt le travail du journaliste de Québec Science, du guide au Musée de la civilisation ou de l’animateur de l’émission Découverte. Essentiel, ce travail répond à la demande d’un large public friand de science vulgarisée. La division du travail entre le scientifique et le vulgarisateur n’est pas sans problème. D’abord, elle permet au scientifique de se concentrer sur ses publications scientifiques alors que le vulgarisateur se charge de la mise en scène du savoir original. Ainsi, les travaux de recherche sont parfois mal transmis par le vulgarisateur. De plus, quand un chercheur tente lui-même de vulgariser son savoir, comme Éric Bédard l’a fait dans L’Histoire du Québec pour les Nuls, il est toujours des intervenants pour critiquer l’entreprise parce qu’elle «coupe les coins ronds». Cependant, en délaissant le terrain de la vulgarisation, plusieurs chercheurs n’offrent pas de solutions alternatives aux ouvrages vulgarisés, sinon de les critiquer. Enfin, rares sont les chercheurs qui enseignent aux étudiants à créer un profil Academia.edu, à utiliser des #hashtags ou à vulgariser le sujet d’une thèse de doctorat au profit des participants à un souper de famille. Sous-enseignée, la mise en marché de la science est surtout pratiquée par l’autodidacte.
Les travaux de recherche offrent peu de réponses définitives. Or, comment un chercheur peut-il parler de ses travaux aux «nuls» sans tomber dans le simplisme? À l’heure de la révolution numérique, quels sont les raccordements possibles entre la science et le public de non-scientifique? Que signifie être «nuls» en science ? Dans le cadre de la deuxième semaine étudiante du CÉLAT, ces questions seront abordées lors d’une journée d’étude tenue à l’Université Laval et retransmise en direct sur Internet. Chercheurs, étudiants et professionnels sont invités à partager leurs recettes ou leurs anti-recettes pour parler aux «nuls». L’objectif est la promotion d’une science vivante et hors d’atteinte de son ennemi juré : «c’est plate !»

Comité organisateur : Raphaël Gani, maîtrise en histoir, Célia Forget, CÉLAT.
Pour toute information, merci de nous contacter celia.forget@archives.celat.ca / raphael.gani.1@ulaval.ca

3. Table ronde « L’expérience de terrain et le processus de recherche en sciences sociales »
Université Laval

Le terrain constitue un moment charnière dans la vie d’un étudiant en sciences sociales. C’est le moment où son autonomie et sa créativité sont mises à l’épreuve; le moment où il est appelé à devenir un véritable chercheur, à développer ses habiletés et à mettre en application les savoirs qui lui ont été transmis tout au long de sa formation académique. Mais si le terrain peut s’avérer être un moment extrêmement stimulant où des découvertes saisissantes éveillent l’enthousiasme et suscitent les espoirs les plus fous, c’est également un moment de grandes remises en question et de profonde solitude pour le jeune chercheur lancé à l’assaut du monde scientifique.

L’objectif de cette table ronde consiste à échanger sur les aspects pratiques de la recherche en sciences sociales, à partir de l’expérience concrète d’étudiants de maîtrise et de doctorat du CÉLAT, que ce soit en anthropologie, en sociologie, en histoire, en littérature, etc. Les participants à la table ronde initieront la discussion en présentant brièvement leurs travaux, puis ce sera au tour du public de se joindre à la conversation. Nous aurons ainsi l’occasion de réfléchir, ensemble, sur les difficultés rencontrées dans des contextes de recherche variés, sur les différentes approches possibles face à divers objets d’études, sur les questionnements éthiques soulevés dans des situations particulières, mais aussi sur les bons coups, les improvisations créatrices et les coïncidences fructueuses qui ponctuent le processus de recherche en sciences sociales. Ce sera une occasion de créer des liens avec d’autres étudiants de maîtrise et de doctorat, de glaner certains trucs et certaines astuces à appliquer dans ses propres travaux, de connaître d’autres terrains de recherche et de voir que l’on n’est pas seul à se poser les mêmes questions.

Le comité organisateur est composé de Frédérick Nadeau et Catalina Rodriguez-Gaviria, tous deux à la maîtrise en anthropologie.

Toutes les propositions de communications (résumé de 150 mots et courte note biographique) doivent être soumises à Célia Forget : celia.forget@archives.celat.ca avant le 15 février 2013.

4. Table ronde « L’avenir de la discipline historique « 
Université Laval

Ce projet de table ronde a pour but de discuter entre jeunes historiens du CÉLAT de divers volets touchant la discipline historique. Plusieurs questionnements pourraient être débattus : quel est l’avenir de la discipline historique? Quelle est la place de l’historien dans la société actuelle? Quelle est son importance? Comment se définit-on en tant qu’historien aujourd’hui? Où est la fierté historienne? Quelles sont les perspectives de carrières disponibles? Que pense-t-on du programme universitaire en histoire — devrait-on y intégrer un programme de stage? Ces questionnements qui se bousculent souvent dans notre esprit trouveraient ici des réponses intéressantes. Cinq étudiants sont conviés à cette table ronde pour discuter de ces grandes polémiques historiennes. Chacun d’entre eux aura reçu au préalable l’une des cinq questions à débattre afin de préparer un texte d’une durée de 5 minutes. Sa réponse sera par la suite discutée au sein du petit groupe. Les intéressés doivent soumettre leur candidature (nom et raison de l’intérêt pour cet événement – 100 mots maximum) à Marie-Hélène Janvier, organisatrice de l’événement (marie-helene.janvier.1@ulaval.ca) avant le 15 février 2013.

Comité organisateur : Marie-Hélène Janvier, maîtrise en histoire.

5. Table ronde « Ethnographie(s) des processus de changement : défis et applications sur le terrain »
Université Laval

Culture, patrimoine, tradition, héritage et même la mémoire sont désormais considérés comme des objets d’étude en mouvement. Quels sont les défis pratiques et épistémologiques rencontrés sur le terrain par les ethnologues qui s’intéressent aux questions de continuité culturelle au XXIe siècle? Pour y réfléchir, Monique Provost (doctorante en ethnologie et patrimoine de l’Université Laval) et Ons Barnat (Ph.D en ethnomusicologie, Université de Montréal), ainsi que leurs 4 invités (à déterminer), exposeront certaines des problématiques qui émergent de l’étude d’expressions culturelles en pleine transformation – et présenteront les postures adoptées pour les résoudre.

Comité organisateur : Monique Provost, doctorante en ethnologie, Ons Barnat, doctorant en ethnomusicologie.

Pour participer, merci d’envoyer vos propositions de communications (résumé de 150 mots et courte note biographique) à Célia Forget :celia.forget@archives.celat.ca avant le 15 février 2013.

6. Projection commentée de films ethnographiques : de l’Aquitaine à l’Eldorado!
Université Laval, jeudi 21 mars 2013

Présentation de quatre films ethnographiques, d’une durée de 20 à 40 minutes chacun. Chaque film sera commenté par son réalisateur et suivi d’une brève période de discussion. Les réalisateurs sont tous liés au Célat et au programme d’ethnologie de l’Université Laval.
L’activité se veut conviviale avec friandises et boissons.

L’activité est organisée par Philippe Dubois, maîtrise en ethnologie.

7.« Par les mains pour les yeux »
Le Cercle, Québec, samedi 23 mars 2013 à 12h

Par les mains pour les yeux est une conférence-spectacle que Marie-Claude Paradis-Vigneault organise et au sein de laquelle elle présentera les résultats de son mémoire en anthropologie (Université Laval) portant sur les représentations de l’identité sourde au sein des arts de la scène montréalaise. Il s’agit d’un concept original où l’anthropologie et les arts partagent une même scène. La plupart des artistes qui offrent des performances artistiques lors de cet évènement sont des informateurs qu’elle a rencontrés lors de sa recherche. Le but de cette conférence publique est de rendre ses données de recherche accessibles au grand public, et ce, dans le cadre d’un évènement artistique. Pour cette activité, elle désire rejoindre le plus de gens possible, sourds et entendants, et de différents milieux, tels que l’anthropologie, le service social, l’interprétariat, ainsi que le milieu artistique. L’évènement est d’une durée approximative de 2h30-3h et se tiendra au Cercle. Il y aura un coût d’entrée d’environ 12$ pour payer le déplacement des artistes, l’impression des affiches, la publicité (vidéo) et le profit réalisé, sera redistribué aux participantEs.

Comité organisateur : Marie-Claude Paradis-Vigneault, jeune diplômée d’une maîtrise en anthropologie.

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APPEL À CONTRIBUTION

COLLOQUE ANNUEL DU CÉLAT 2013 « LIEUX DE PASSAGE ET VIVRE-ENSEMBLE »

Dans le cadre du 81e congrès de l’ACFAS « Savoirs sans frontières »

Du 6 au 10 mai 2013
à l’Université Laval, Québec, Canada

Le CELAT (Centre interuniversitaire d’Études sur les Lettres, les Arts et les Traditions) propose de tenir son colloque annuel à l’ACFAS sur le thème « Lieux de passage et vivre-ensemble ». Depuis deux ans, notre centre développe une expertise sur le concept de vivre-ensemble, entendu comme les formes et les enjeux de la vie collective découlant de la diversité et du pluralisme, marquant les relations entre les groupes majoritaires et minoritaires ou minorisés et les individus qui les composent, leurs interactions et formes de vie et d’expression, leurs appartenances à des territoires, leurs langages, leurs mémoires, et leurs expérimentations. Pour ce colloque, nous souhaitons l’explorer à travers les « lieux de passage » qui forment un véritable laboratoire des relations du nous-même au nous-autre marquant une évolution constante du vivre-ensemble. Nous entendons par lieux de passage autant des espaces physiques que des espaces temporels ou symboliques, dont les frontières sont inexistantes ou en perpétuelle redéfinition. À l’ère de la pluralisation croissante des sociétés et de la mouvance de celles-ci, le vivre-ensemble trouve toute sa pertinence dans ces lieux de passage.

Appel à communications

Formulaire de proposition de communication à remplir

Toutes les propositions de communication pour le colloque annuel du CELAT dans le cadre du 81e congrès de l’ACFAS doivent être produites à partir du formulaire de proposition de communication dûment complété et soumises à Célia Forget, coordonnatrice scientifique du CELAT et coresponsable du colloque, avant le 18 janvier 2013 à l’adresse suivante : celia.forget@archives.celat.ca. Toute question peut être acheminée à cette même adresse ou par téléphone au poste (001) 418-656-5510. Tous les candidats, dont la proposition est retenue ou refusée, seront avertis d’ici le 15 février 2013.

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APPEL À CONTRIBUTION

Semaine étudiante du CÉLAT
1ère édition : 12-16 mars 2012
Responsable : Célia Forget (Université Laval)

Contexte

Organisée dans le but de soutenir et encadrer des initiatives de nos membres étudiants et de faire valoir notre thématique du vivre-ensemble, la semaine étudiante regroupera des activités scientifiques, artistiques et sociales organisées uniquement par les membres étudiants du CÉLAT en vue d’échanger et de découvrir les valeurs de l’interdisciplinarité.

Soumission

Pour participer à cette première édition de la semaine étudiante du CÉLAT, vous êtes invités à soumettre vos projets d’activités, qu’il s’agisse de journées d’études, d’ateliers, de recherche-création, de performances ou toute autre projet novateur, avant le 20 janvier 2012 à : celia.forget@archives.celat.ca
Une fois votre projet retenu, un appel à tous sera diffusé si une participation d’autres membres étudiants est nécessaire à votre activité. Si vous avez des questions, n’hésitez pas à contacter Célia Forget.

Projets déjà au programme

1. Colloque étudiant de 2e cycle du CÉLAT
Ce colloque pluridisciplinaire se tiendra le lundi 12 mars 2012.Pour participer à cette expérience pertinente de communication, soumettez votre proposition à colloque.etudiant.celat@gmail.com ou à celia.forget@archives.celat.ca, avec le titre de votre présentation (sujet libre) et une brève description (3 lignes maximum) de celle-ci. Les propositions doivent être envoyées avant le 20 janvier 2012. Merci d’inscrire l’objet suivant à votre courriel : Colloque étudiant de 2e cycle du CÉLAT.
Le comité organisateur du Colloque étudiant du CÉLAT
Marie-Hélène Janvier, Samuel C. Fleury, Pierre-Luc Dufour-Bergeron, Frédérick Desbiens

2. Journée d’études « Ethnologie à Laval. Du folklore au patrimoine »
Cette journée se tiendra le jeudi 15 mars 2012. Nous attendons des contributions réflexives sur la discipline ethnologique par des étudiants gradués et les détenteurs de maîtrise et/ou de doctorat en ethnologie de l’Université Laval.
Contexte
Depuis les débuts des études du folklore en 1944, l’enseignement de l’ethnologie à l’Université Laval n’a cessé de se métamorphoser. Durant les dernières décennies, ces métamorphoses s’inscrivent jusque dans le nom des programmes : « arts et traditions populaires », « ethnologie du Québec », « ethnologie des francophones en Amérique du Nord », « anthropologie et ethnologie ». À l’occasion du 50e anniversaire des Archives de folklore, le Centre interuniversitaire d’études sur les lettres, les arts et les traditions (CÉLAT) avait organisé un colloque pour faire le bilan de la discipline et réfléchir à son avenir. Ce colloque a permis la publication du collectif Ethnologies francophones de l’Amérique et d’ailleurs, dirigé par Anne-Marie Desdouits et Laurier Turgeon, qui statuait sur la pluralité des ethnologies (1997). L’année suivant cette publication, l’Association canadienne d’ethnologie et de folklore (ACEF) a fait changer le titre de la revue Canadian Folklore canadien pour Ethnologies. En 2004, Anne-Marie Desdouits et Martine Roberge en ont dirigé un numéro pour refaire « un bilan de cette discipline au Québec » (2004 : 5). Depuis ce dernier bilan, les programmes d’ethnologie ont subi de profondes modifications et ont à nouveau changé d’intitulé pour « ethnologie et patrimoine ». Il est à se demander si cette difficulté à nommer la discipline trahit un certain malaise identitaire.
Soumission
Les réflexions dans le cadre de cette journée d’études peuvent concerner :
– l’histoire et l’épistémologie de l’ethnologie ;
– ses nouveaux objets et ses nouvelles tendances théoriques ;
– ses méthodes ;
– ses spécificités disciplinaires et la particularité de son point de vue ;
– son enseignement ;
– ses mises en application ;
– son avenir.
Nous invitons également les intervenants qui le désirent à témoigner de leur propre cheminement en qualité d’ethnologues. Les communications peuvent prendre la forme d’une conférence de vingt minutes, d’une projection vidéo, d’une table ronde, etc. Elles devront s’adresser en premier lieu à des étudiants de premier cycle, qui seront d’ailleurs invités à animer un débat.
Cette journée d’étude peut servir de laboratoire à la Réunion de l’Association canadienne d’ethnologie et de folklore qui se tiendra en mai 2012 à Waterloo. Cette dernière aura pour thème « L’ethnologie à la croisée des chemins ». Le moment venu, les intervenants seront invités à soumettre leur texte à un numéro spécial de Culture & Tradition sur l’ethnologie à l’Université Laval, sinon au Prix Violetta « Letty » Halpert qui est décerné pour la meilleure contribution étudiante à la Réunion de l’ACEF.

Prière d’envoyer le titre de votre proposition de communication, un résumé de trois à cinq lignes, ainsi qu’une courte biographie à gesa.bierwerth.1@ulaval.ca avant le 1er février 2012.
Le comité organisateur de la journée d’études en ethnologie
Jocelyn Gadbois et Gesa Bierwerth

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APPEL À PARTICIPATION

Ficher PDF de l’appel (english, português, español)
Formulaire d’inscription

Festival de films de chercheurs
Édition 2012-2013
Responsable : Francine Saillant (Université Laval)

Contexte

Les réseaux de recherche canadien «Esclavage, mémoire et Citoyenneté», européen EURESCL « Slave Trade, Slavery, Abolitions and their Legacies in European Histories and Identities » (7è PCRD), ainsi que le CIRESC « Centre international de recherches sur les esclavages. acteurs, systèmes, représentations », lancent la troisième édition du festival multisitué du film de chercheurs sur les esclavages, leurs héritages et leurs résurgences contemporaines.
L’édition 2012-2013 aura pour thème spécifique Diasporas, Cultures et Citoyennetés.
Les projections des films sélectionnés se dérouleront dans les villes suivantes :
– Paris
– Dakar
– Abidjan, Cotonou, Lomé, Ngaoundéré
– Port au Prince
– Ouagadougou
– Rio de Janeiro
– Québec/Toronto
-Lyon
D’autres villes qui le souhaiteraient pourront également recevoir le festival.

Soumission

Les chercheurs sont invités à présenter leurs productions vidéos et à soumettre ces dernières au comité de sélection international. Les films et documents annexes peuvent être produits en anglais, français, portugais ou espagnol. Cependant, toutes les productions doivent être accessibles, au moins dans ses sous-titres, dans une des deux langues officielles du festival, le français ou l’anglais. Les productions doivent être de moins de 90 minutes et être sur support DVD. Les propositions peuvent venir de toute localisation géographique, seul le thème et le cadre du festival doivent être respectés rigoureusement.
Lors de leur soumission, les chercheurs et créateurs doivent présenter un document accompagnant leur production indiquant dans un document écrit :
– Nom et affiliation institutionnelle du réalisateur ou des réalisateurs
– Synopsis du vidéo dans l’une ou l’autre des deux langues officielles (français ou anglais)
– Déclaration de cession des droits de diffusion dans le contexte du Festival

Les documents vidéo doivent être adressés au CÉLAT qui assure le Secrétariat du festival.
Le comité de sélection réunit des membres des trois réseaux et fait la sélection finale. Chaque site organisera une projection des films sélectionnés.

Date de soumission : 15 mars 2012
Envoi postal : Le timbre de poste fera foi de la date de soumission.
Adresse : F. Saillant, CÉLAT, Pavillon De Koninck, 1030, avenue des Sciences-humaines,
local 5173-B, Université Laval, Québec (Québec) Canada G1V 0A6

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APPEL À COMMUNICATIONS

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Colloque Mondialisme et littérature
dans le cadre du 80e Congrès de l’ACFAS
9 et 10 mai 2012
Responsables : Simon Harel (Université de Montréal) et Marie-Christine Lambert-Perreault (UQAM)

Soumission

Le colloque Mondialisme et littérature, consacré aux nouvelles avenues du comparatisme dans le champ des études littéraires, culturelles et intermédiales, privilégiera à la fois le travail conceptuel et l’analyse de corpus. Les propositions de communication devront être envoyées par courriel aux organisateurs (mondialisme@gmail.com) avant le 23 janvier 2012. Les participants sont priés de fournir les renseignements suivants : le titre de la conférence, un résumé d’au plus 1500 caractères (espaces comprises) et une brève notice bio-bibliographique. Les présentations retenues par le comité scientifique devront se dérouler en français et ne pas dépasser 20 minutes. Une sélection des conférences sera publiée sous la forme d’un dossier thématique en 2012-2013 dans la revue électronique Zizanies.

Problématique

Quel est l’impact des nouveaux médias sur l’étude de la littérature ? Qu’advient-il des processus artistiques et des translations culturelles dans une économie du savoir mondialisée ? Que veut dire être comparatiste à Montréal aujourd’hui ? C’est à ces questions que nous tenterons de répondre par le biais du colloque Mondialisme et littérature. Nous vivons dans un monde culturel de plus en plus complexe – en témoigne le récent mouvement Occupy Wall Street. À l’heure actuelle, des réflexions sont conduites dans le domaine des sciences sociales et des sciences économiques sur des problématiques d’identité, de transculture et de mondialisation, masquant le fait que des interrogations de fond doivent être formalisées sur les liens entre mondialisme et littérature. Les discours théoriques dominants mettent l’accent sur le relativisme des valeurs, des cultures et des genres littéraires, faisant valoir cette idée maintes fois reprise d’une subjectivité plurielle. Or, ce discours consensualiste est fondé sur un renoncement généralisé à explorer des expressions importantes d’une universalité qu’un Edgar Morin nomme une éthique de la reliance. À ce sujet, Alain Badiou défend la vérité de l’universalisme qu’il redéfinit sous l’aspect de singularités universalisables.

Nous sommes d’avis que l’étude des relations entre mondialité et littérature est absolument importante pour trouver des passerelles qui ne réduisent pas le mondialisme à la sphère de l’économie de marché, ou le monde à une économie de transactions identitaires. De Paris à New York, la littérature comparée, discipline pluricentenaire, renouvelle son objet d’étude. À l’ère de la mondialisation où l’idée même de nation et de corpus national est remise en cause de diverses manières, il importe de mettre en place une réflexion sur l’avenir de la littérature comparée, qui pose la question non pas de l’unité du monde, mais d’un ethos qui renvoie à l’appartenance du sujet dans le monde pluriel dans lequel il habite. Nous sommes d’avis que Montréal, espace trilingue proche de l’Europe mais résolument nord-américain, constitue un lieu de réflexion privilégié pour amorcer cette discussion.

À l’occasion du colloque Mondialisme et littérature, nous convions les chercheurs en études littéraires, en arts et en sciences humaines à une réflexion visant à démocratiser le comparatisme, à cerner son
caractère iconoclaste, ses impasses, de même que ses nouvelles modalités. On pourra d’emblée chercher à définir ce que signifie l’acte de comparer aujourd’hui alors que dominent les discours sur l’hybridité et le métissage. On se demandera par ailleurs si certains éléments de la littérature québécoise, qui s’énonce dans un contexte de pluralité linguistique, gagneraient à être étudiés au moyen du comparatisme. On discutera des nouveaux visages de la littérature comparée (Amérindiens, arabophones, Asiatiques, etc.) qui doivent être pris en compte dans le cadre d’une étude des phénomènes d’interculturalité contemporains. On explorera enfin de quelle manière les nouvelles technologies et problématiques intermédiales travaillent la littérature comparée. Dans le cadre du colloque Mondialisme et littérature, il s’agira en somme d’envisager Montréal comme le site culturel d’une nouvelle pensée comparatiste.
Pour information : mondialisme@gmail.com

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APPEL À TEXTE

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Revue Alterstice
Numéro thématique
« Violence conjugale et diversité culturelle »

Contexte

La violence conjugale, définie comme violence physique, émotionnelle, financière et/ou sexuelle telle que perpétrée par un partenaire conjugal, constitue un des plus importants problèmes de santé mondiale. Malgré le fait que des hommes rapportent subir de la violence conjugale, les femmes demeurent les plus à risque de la subir dans ses formes les plus sévères, ainsi que de souffrir de conséquences aiguës et chroniques. En effet, les statistiques internationales révèlent des taux de violence physique et sexuelle subie par des femmes dans le cadre de relations intimes allant de 15% à 71%, selon le pays ou encore la ville/village recensés (Organisation de Santé Mondiale, 2003; Hassan et al., 2011).
Le phénomène persiste et peut même s’amplifier dans les contextes de déplacements forcés, de situations de désastre (ex. guerres, désastres naturels) de situations de refuge (ex. camps de réfugiés, demande de statut de réfugié), ainsi qu’en contexte migratoire, en raison des multiples facteurs de vulnérabilité rattachés à ces
différentes réalités. Or, la situation de ces femmes migrantes ou immigrantes demeure mal connue et peu documentée. La violence conjugale en contexte de diversité culturelle est un des phénomènes les plus complexes à aborder en prévention et en intervention en raison de ses multiples composantes, dont celles liées à l’histoire prémigratoire, au parcours migratoire, aux défis de l’intégration dans la nouvelle société, à des aspects culturels, religieux, intercommunautaires, sociaux et politiques.

Par ailleurs, les outils de dépistage de la violence conjugale, ou encore les différentes stratégies de prévention et d’intervention ayant été implantées en Amérique du Nord ou en Europe ont été principalement créés et évalués auprès de la population générale. Leur applicabilité et leur adéquation en lien avec les caractéristiques et besoins spécifiques des populations immigrantes demeurent inconnues, tout comme leur efficacité à réduire la violence conjugale et les conséquences qui y sont associées auprès de ces mêmes populations.

Les questions demeurent donc nombreuses : quel est l’état de la situation en ce qui a trait à la violence conjugale chez les femmes immigrantes, réfugiées ou issues des minorités ethnoculturelles? Quels sont les facteurs de vulnérabilité propres à ces femmes immigrantes ? Quelles sont les conséquences de cette violence sur ces femmes et leurs familles ? Quels besoins expriment-elles ? Comment conçoivent-elles cette violence en lien avec leurs vécus passés et leurs conditions de vie actuelle ? Comment dépister ou évaluer cette violence ? Y a-t-il des barrières dans l’accès aux programmes de préventions et aux soins ? Les programmes d’intervention offerts répondent-ils aux besoins de ces victimes ou les fragilisent-elles davantage ? De multiples questions qui ne représentent qu’une part du manque de connaissances dans le domaine de la violence conjugale auprès des femmes immigrantes, réfugiées et issues des minorités ethnoculturelles.

Axes d’interrogation

Ce numéro thématique de la revue Alterstice tente de faire un premier pas pour combler ces multiples lacunes, en offrant un espace de réflexion et de partage des connaissances théoriques, cliniques et empiriques autour de la violence conjugale vécue par les femmes immigrantes, réfugiées ou issues de minorités ethnoculturelles. La revue invite donc chercheurs et praticiens à partager leurs expériences autour de trois axes
principaux :

  • Le premier axe vise à dresser un état de la situation de la violence conjugale auprès des femmes issues de l’immigration ou appartenant à des minorités ethnoculturelles : les articles soumis dans cet axe se penchent à titre d’exemple sur l’ampleur du phénomène de la violence conjugale auprès des populations visées ; sur les facteurs de vulnérabilité pré et/ou postmigratoires ; sur les caractéristiques et besoins spécifiques de ces femmes et leurs familles ; sur les questions de définition, de dépistage et d’évaluation de la violence conjugale auprès de ces populations; sur leurs expériences personnelles et leurs témoignages ; sur les bienfaits et méfaits des pratiques d’évaluation et d’intervention actuelles, etc;
  • Le second axe est davantage orienté sur les pratiques cliniques et interventions psychosociales à favoriser: les articles soumis dans cet axe touchent des questions telles que l’adéquation des services actuels et leur adaptation aux réalités et besoins des femmes immigrantes ou issues des minorités ethnoculturelles; les bienfaits et les méfaits de ces interventions ; les risques de fragilisation accrue des victimes; les stratégies formelles et informelles d’aide ; les pratiques innovantes, etc;
  • Le troisième axe touche aux questions sociales et politiques plus larges : les articles soumis dans cet axe abordent les questions des barrières systémiques à l’accès aux soins ; au risque de pathologisation de la souffrance et de vulnérabilisation accrue de la population en question ; des politiques institutionnelles ou sociales qui peuvent aider ou fragiliser davantage la situation des femmes immigrantes ; etc.

 

Soumission

Les auteurs sont invités à soumettre leur intention d’article sous la forme d’un résumé de 300 mots au plus tard le 1er mars 2012 par courriel à la professeure Ghayda Hassan, éditrice invitée pour ce numéro, à l’adresse suivante : hassan.ghayda@uqam.ca
Les articles retenus devront être remis au plus tard le 31 juillet 2012.
Les textes sont au maximum de 6000 mots incluant les notes de bas de page et les tableaux, mais excluant la liste des références bibliographiques et le résumé. Pour de plus amples renseignements et instructions aux auteurs, vous êtes invités à consulter le site de la revue Alterstice : http://www.alterstice.org/

Ghayda Hassan, PhD
Professeure
Département de psychologie
Université du Québec à Montréal (UQAM)
C.P. 8888, Succursale Centre-Ville
Montréal, Québec, H3C 3P8
Tel: (514) 987-3000 # 4946
Fax : 514- 987-7953

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APPEL DE COMMUNICATIONS

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Colloque international et interdisciplinaire CERII/CELAT 2012 Le halal dans tous ses états. La problématique de la consommation halal en Occident et en contexte d’islam minoritaire : normes, objets, acteurs, discours, enjeux et vivre ensemble
A l’Université du Québec à Chicoutimi (Québec, Canada)

Contexte

L’explosion des produits et services halal étant devenue un fait statistique, économique, commercial et politique de plus en plus débattu dans les espaces publics des pays non-musulmans, il y a, aujourd’hui, dans ces pays, une demande de compréhension, d’évaluation, de réglementation de la question halal face aux nombreuses interrogations qu’elle suscite de la part des citoyens, des organismes et services, des décideurs confrontés sous des formes différentes à la consommation halal et aux débats de société auxquels elle donne lieu. La demande de halal pose des questions d’équilibre entre reconnaissance et intégration de minorités religieuses, d’une part et, d’autre part, de limites de l’espace public global. Elle est ainsi une autre dimension de l’interrogation de la capacité des démocraties laïques à accommoder de nouvelles exigences issues du pluralisme religieux mais aussi de la capacité des populations musulmanes à s’intégrer dans les pays d’accueil. Le colloque se propose de réunir des chercheurs de différents horizons géographiques et de différentes disciplines ainsi que des acteurs issus du monde non académique pour faire le point sur les interrogations et les défis que la consommation halal soulève dans les pays occidentaux où vivent des minorités musulmanes et où l’institutionnalisation de l’islam et sa visibilité dans l’espace public se heurtent à de nombreuses difficultés.

Le colloque se tiendra à Chicoutimi (Québec, Canada) en 2012. Il est organisé par la Chaire d’enseignement et de recherches interethniques et interculturels (CERII) de l’Université du Québec à Chicoutimi en collaboration avec le Centre d’études sur les arts, lettres et traditions (CELAT) qui réunit l’Université Laval, l’Université du Québec à Montréal et l’UQAC.

La problématique de la consommation halal comme défi de recherche

La majorité des pays occidentaux abritant des populations de religion musulmane font face aux défis de l’intégration de ces communautés, aux défis de la présence de cette religion dans l’espace public et de son institutionnalisation. La revue de la littérature sur cette présence musulmane indique des lieux privilégiés de focalisation de la recherche : les discours médiatiques, les controverses politiques et l’adoption de mesures réglementaires sur les questions de terrorisme et de sécurité, les activités des groupes militants (islam politique), le rôle et la place de la femme musulmane, le port et la visibilité des symboles religieux (voile, hidjab et niqab/burqa) ou l’aménagement de lieux de culte (minarets, mosquées, cimetières). Ces pistes de réflexion bien qu’importantes n’épuisent cependant pas l’étendue des défis. Le marché, les services et la consommation halal ainsi que leurs relations avec le vivre ensemble commencent à occuper une place timide mais non négligeable dans la recherche. Et des disciplines des sciences humaines et sociales autres que les sciences économiques et de la gestion (qui se sont préoccupées de la finance islamique) s’intéressent aujourd’hui à ce phénomène de société.

La démultiplication foisonnante de commerces qui proposent des produits halal et l’apparition concomitante et tout aussi croissante des usages « halal » : « dentifrice halal », « halal 100% sans alcool », « bonbon halal », « bouillon halal », « halal business », « sexe halal », « cosmétique halal », « certification halal », « produits financiers halal », etc. montrent que la « problématique halal », n’est pas stable, et encore moins figée ou achevée mais inscrite, particulièrement dans les sociétés non- musulmanes, dans des processus d’invention, de fabrication, et de reformulation qui bougent nos repères ordinaires et, dans le même mouvement, nous obligent à penser ou repenser le sens, ainsi que l’évolution, à notre époque, des notions de vivre ensemble, de tabou, d’orthodoxie, etc. C’est d’ailleurs parce qu’il est dans une phase de construction qui suscite de multiples questionnements au carrefour de l’économique, du sociologique, du politique, de l’ethnique, du théologique, de l’éthique que nous parlons à dessein de « problématique halal » pour au moins en suggérer la diversité, la complexité et la transversalité.

La consommation des produits halal (alimentation, finance, cosmétiques, etc.) devient de plus en plus une préoccupation de recherche dans les études sur l’islam en Occident. Cette pratique peut parfois déstabiliser des sociétés dans lesquelles, d’une part, les institutions religieuses ont perdu de leur influence sociale et, d’autre part, le christianisme moderne a lui-même tenté de dépasser la problématique du licite et de l’illicite dans l’alimentation. Ainsi, les revendications de repas (halal ou casher) liées à des interdits alimentaires révèlent en creux combien les sociétés occidentales sont devenues sécularisées. Devant ces revendications, elles se trouvent confrontées à une revitalisation des pratiques de consommation marquées par la religion. Ces revendications servent aussi, chez certains citoyens ou groupes, de toile de fond à une surenchère idéologique destinée à démontrer que les sociétés occidentales, dans lesquelles vivent des populations musulmanes, seraient en proie à une islamisation rampante, dont l’essor des boucheries dites halal serait l’un des indices au même titre que le port du voile, la construction de mosquées et la demande de cimetières.

Axes d’interrogation

Le colloque s’attardera à comprendre les multiples motivations qui sont à la source de la visibilité et de la demande croissante de la consommation halal dans les communautés musulmanes dans les pays occidentaux d’immigration. Quelles formes de religiosités émergent de cette pratique ? Cette tendance est-elle l’expression d’un raffermissement de la pratique religieuse ou est-elle révélatrice d’autres lieux de détermination (ethnique, politique, identitaire, militant) ? Quelles sont les lieux de controverses et de tensions qui émergent de cette autre forme de « visibilisation » de l’islam dans les pays occidentaux et dans l’espace public ? Comment s’opèrent la taxonomie et la délimitation des interdits (interdiction ferme, interdiction soumise à condition ou réserve, interdiction absolue ou ponctuelle, etc.) ? En quoi les glissements entre l’interdit, l’aboli, le permis, l’admis… et l’énonciation de ces « tabous » (« il est défendu de… », « il ne vous est pas permis de… », « abstenez-vous de… », « vous sont interdits… », etc.) ouvrent-ils des espaces d’exception et de dérogation, d’aménagement et d’accommodement ? Quels sont les enjeux qui se cachent derrière les jeux « d’opposition » et de « collaboration » entre l’islam occidental et le « marché » ?

Sur un plan argumentatif, comment s’opère l’inscription de la demande halal, par les acteurs islamiques, dans les champs discursifs de la laïcité, de la tolérance, du droit à la différence, de l’éthique, de la santé publique, etc. ? Cette dernière question peut dévoiler l’approche « rationnelle » et dialectique des normes chez les acteurs islamiques et la densité du tissu dialogique qui lie ces acteurs islamiques aux pouvoirs publics et à leurs concitoyens y compris leurs coreligionnaires. Les interactions montrant, d’un côte comme de l’autre, tout autre chose que les positionnements dogmatiques et monolithiques que les médias mettent en exergue. Replacées dans le contexte où une génération de musulmans natifs revendique sa citoyenneté et les droits qu’elle lui confère, mais dont la demande de reconnaissance et d’affichage d’islam (revendications de carrés musulmans, d’aumôneries musulmanes dans les prisons, de lieux de culte, etc.) tranchent d’avec « l’islam discret » des pères-migrants, au point de provoquer incompréhension, tension et opposition dans les sociétés non-musulmanes, les revendications de nourriture halal dans les hôpitaux, les cantines, les avions, les garderies, etc. constituent une entrée précieuse et originale à même d’élargir ou de reconfigurer la réflexion sur la condition minoritaire dans des sociétés pluralistes et séculières. Dans le contexte d’un repli identitaire ou communautaire, en quoi le halal fait-il partie des pratiques compensatoires (Gilles Kepel) censées raccorder les liens ? Dans quelle mesure, la consommation halal peut aussi bien relever d’un désir de singularisation que d’une attitude de divergence ?

Le colloque pourra explorer les pistes suivantes :

  • Halal : normes religieuses, enjeux spirituels, enjeux éthiques et champs d’application ;
  • Halal : diversification, ambiguïté et clarification d’un concept ;
  • Encadrement institutionnel, mesures réglementaires (certification) et réponses des pouvoirs publics aux revendications ;
  • Enjeux économiques, religieux, identitaires, défis d’intégration et vivre ensemble ;
  • Structuration du marché du halal : acteurs, objet, circulation, certification, réglementations ;
  • Symbolique islamique, demande sociale et logique mercantile.

Le colloque est ouvert aux chercheurs et aux étudiants du Canada francophone, du Canada anglophone, des États-Unis et de tous les pays européens interpelés par la problématique débattue. Le colloque est interdisciplinaire et souhaite accueillir des points de vue puisés dans différentes disciplines des sciences humaines et sociales. Des propositions en provenance des milieux de l’entreprise, des services gouvernementaux, du milieu religieux et du milieu communautaire sont également sollicitées.

Les personnes intéressées à présenter leurs travaux en français ou en anglais dans le cadre de ce colloque sont invitées à soumettre des propositions de communication avant le 30 janvier 2012. Votre envoi doit contenir :

  • Le titre de votre communication et un résumé en français ou en anglais ne dépassant pas 150 mots ;
  • Vos coordonnées précises (nom, titre universitaire ou autre, adresse et numéro de téléphone au travail, adresse de domicile, adresse courriel) ;
  • Un curriculum vitae court ( 1 page maximum ) ;
  • Un engagement à soumettre un article pour les actes du colloque.

Vous serez informé de la sélection finale par courriel avant le 1er mars 2012. Les propositions seront évaluées en fonction de leur pertinence scientifique et de leur contribution à la problématique du colloque.

Pour toute communication et envoi de proposition : coordonnées
Attention : Monsieur Khadiyatoulah Fall, Professeur chercheur titulaire à la
(CERII) de l’UQAC et au CELAT, 555, Boulevard de l’Université, Chicoutimi,
Québec, Canada, G7H 2B1
Téléphones : 1 418 545 5011 postes 5633 ou 5522 Télécopieurs : 1 418 545 5430 ou
418 5455012
Courriels : kfall @uqac.ca, mdn.dimé@gmail.com, ssar@uqac.ca


Appel à communications pour le colloque international

« Patrimoine, tourisme culturel et développement durable en Haïti: Enjeux et perspectives d’avenir »
Les 10, 11, 12 et 13 novembre 2011, Hôtel Karibe de Port-au-Prince, Haïti

Colloque international organisé conjointement par l’Université d’État d’Haïti et l’Université Laval (Québec, Canada), sous la présidence d’honneur de Madame Michaëlle Jean, ex-gouverneur général du Canada et envoyée spéciale de l’UNESCO en Haïti.

Pour plus d’informations

Les personnes intéressées à participer au colloque sont invitées à soumettre une proposition de 150 mots ou de 1 000 signes, accompagnée d’un court cv de 50 mots, LE PLUS TÔT POSSIBLE ET AU PLUS TARD LE 25 AOÛT 2011, à Laurier Turgeon (Laurier.Turgeon@hst.ulaval.ca) et à Wilson Laleau (wilson.laleau@ueh.edu.ht). Les personnes qui souhaitent simplement assister au colloque, sans présenter de communication, peuvent le faire en écrivant aux organisateurs pour obtenir un formulaire d’inscription. Le comité de sélection répondra aux demandes au plus tard le 1er septembre 2011.


Appel à communications pour le colloque international

« L’ethnologie et la construction de la nation politique, du peuple, du citoyen en Haïti »
Port-au-Prince les 16, 17 & 18 février 2012

Entre la fin du 19e et le début du 20e siècle, l’ethnologie est établie comme discipline universitaire et comme domaine de recherche alors que, dans plusieurs pays du monde, se consolide ou se forme l’État nation. Environ 50 ans plus tard, plusieurs pays issus de la décolonisation construisant leur État nation, l’ethnologie/anthropologie y trouve rapidement une place de choix dans les institutions universitaires nationales et ce malgré l’hypothèque coloniale qui pèse lourd sur la discipline. Il en est ainsi puisque à l’époque de l’État nation l’ethnologie a joué un rôle important dans la construction politique des nations, dans la construction d’un peuple comme siège de souveraineté d’État nation. Le savoir ethnologique a servi à légitimer les politiques d’intégration des groupes constitutifs d’une nation, tout comme il a servi à exclure d’autres groupes de la nation politique ou encore à en marginaliser certains. De concert avec l’histoire, l’ethnologie a aidé à formuler ou à reformuler les récits nationaux (« nation as narration »), le patrimoine de la nation et l’image que l’État donnait à la nation (musée ethnographique, ballet national, groupes folkloriques, etc.).
En Haïti, la tenue de ce colloque coïncide avec un moment crucial dans la vie du peuple alors que la question de la construction politique et civique de la nation se pose en même temps que le pays est confronté au défi de la reconstruction matérielle.
Nous proposons d’examiner dans un premier temps le processus de constitution en Haïti de l’ethnologie comme domaine de savoir et son affirmation comme discipline universitaire. Dans un second temps, nous souhaitons nous pencher sur la contribution des Haïtiens se déclarant ethnologues aux débats internes portant sur la nation, sur le peuple et sur l’État. Enfin, nous estimons urgent de soumettre à l’examen critique le rôle de l’ethnologie et du savoir ethnologique dans le passé pour mieux envisager la contribution des ethnologues aux débats politiques et sociaux en cours.
Nous proposons :

  1. d’inclure l’analyse de certaines expériences dans d’autres pays du monde d’implication de l’ethnologie dans la construction et la reconstruction de l’Etat, de la nation politique, du peuple, du citoyen, pour apporter à ces débats un éclairage comparatif ;
  2. d’évaluer l’apport de l’ethnologie au renforcement du lien social et à la construction de l’Etat, de la nation, du peuple en Haïti (de 1885, date de la publication de la première « esquisse d’ethnographie » d’un phénomène haïtien, à nos jours), voire, en miroir, son rôle dans le renforcement des clivages sociaux, raciaux, politiques et idéologiques ;
  3. d’analyser la situation actuelle de l’ethnologie en Haïti, au sein de l’Université d’Etat (particulièrement dans la faculté consacrée, en principe, à son enseignement) ;
  4. d’analyser le rapport de l’ethnologie avec les autres champs des sciences sociales et humaines, de voir comment une discipline scientifique telle que l’ethnologie négocie son autonomie dans la tension suscitée par les divers rapports de force qui traversent l’institution universitaire et, par-delà, la société et l’État haïtiens ;
  5. de définir les rôles pertinents, la fonction critique de l’ethnologie dans la société haïtienne et les perspectives en vue de son développement et de son renforcement au sein de l’UEH.

Ce colloque coïncide et s’inscrit dans le prolongement du 70ème anniversaire de la création du Bureau d’Ethnologie (fondé en 1941) et de l’Institut d’Ethnologie (qui sera élevé en 1961 au rang de Faculté). Il s’inscrit dans le cadre du 50ème anniversaire de la Faculté d’Ethnologie.

Lieu : Port-au-Prince
Lancement de l’appel à communications : le 4 mai 2011
Les propositions devront être adressées au plus tard le 30 mai 2001 à Jhon Picard Byron : jhonpicardbyron@yahoo.fr
Annonce des communications retenues : octobre 2011

Voir l’appel en format pdf