Caroline Mercier, mémoire de maîtrise dirigée par Marcel Moussette et Jean-François Moreau.

Bijoux de pacotille ou objets de piété? Les bagues dites « jésuites » revisitées à partir des collections archéologiques du Québec

Depuis la formulation de la thèse de la dérive stylistique en 1972, les bagues dites « jésuites » sont considérées comme des objets de dévotion offerts aux Amérindiens par les missionnaires français du XVIIe siècle et comme des bijoux de pacotille distribués dans le cadre de la traite des fourrures au XVIIIe siècle. Dans ce mémoire de maîtrise, nous étudions une collection de 118 bagues provenant de la province de Québec en adoptant une démarche méthodologique inspirée de l’archéologie contextuelle et des études en transfert culturel et métissage. La classification des bagues selon des critères technologiques et stylistiques, la caractérisation des alliages et l’analyse des contextes archéologiques de découverte nous incitent à reconsidérer la thèse de la dérive stylistique. L’histoire culturelle des bagues nous amène quant à elle à explorer la signification de cet objet de parure dans les différents univers culturels où elles ont été produites, échangées et portées.

Mme Mercier a reçu une bourse d’excellence de l’Association des archéologues du Québec pour la rédaction de son mémoire de maîtrise en archéologie publié dans ce numéro du Cahier d’archéologie.

 

Collection Cahier d’archéologie du CELAT