Rosalie Mercier-Méthé, mémoire de maîtrise dirigé par Marc Grignon
L’intendant de la Nouvelle-France et l’architecture : La convenance dans un contexte colonial
Le site du palais de l’intendant à Québec était un haut lieu de pouvoir où le titre et le rang de l’intendant s’affirmaient. Après un incendie de la brasserie réaménagée, abritant auparavant la demeure de l’intendant, un palais mettant en scène la noblesse de l’intendant a été construit sur le même site. Ce palais était habité suivant les principes de la « société de cour » propre à l’Ancien Régime. Un autre incendie survenu en 1725 a obligé la reconstruction du palais sur les mêmes fondations que le précédent. Ce troisième palais était plus pragmatique que le précédent étant donné que Chaussegros de Léry, ingénieur militaire, en a fait un exemple de la nouvelle ordonnance émise dans le but de réduire les incendies en milieu urbain. Toutefois, même s’il était plus adapté au contexte colonial, ce bâtiment était encore représentatif d’un mode de vie aristocratique. Enfin, l’étude du deuxième et du troisième palais nous permet de constater que la représentation du rang était un principe également présent dans la colonie, l’architecture était un outil indispensable pour l’aristocrate désirant conserver ses privilèges.

 

Collection Cahier d’archéologie du CELAT