Le CÉLAT-UQAM reçoit Lilah Nethanel, Université Bar-Ilan (Israel)
Vendredi, 5 décembre 2014, 17h
Salle DC-2300
L’invention de la littérature hébraïque à la fin du XIXe siècle : comment produire des œuvres populaires dans une langue non-parlée
Résumé de la conférence :
Au début du XXe siècle, la littérature populaire en hébreu moderne a connu un développement sans précédent en Europe centrale et en Europe de l’est. Or le lectorat de l’hébreu ne ressemblait à aucun autre public de lecteurs en Europe.
L’hébreu n’est devenu une langue communément parlée que vers la fin des années trente du XXe siècle. Par conséquent la littérature hébraïque du XIXe siècle (les romans réalistes tout comme les manifestes politiques), était composée dans une langue dépourvue de pratique vernaculaire.
On peut donc se demander comment une langue non-parlée en est venue à produire des écrits populaires profondément influencés par le réalisme Européen. Cette question relève de notre compréhension de la littérature populaire, de notre connaissance des pratiques de lecture, et de façon plus générale, de la fonction sociale et politique de la littérature moderne.
La littérature populaire en hébreu au XIXe siècle était conçue dans un certain climat d’incertitude quant à la composition de son public. C’est dans ce contexte d’incertitude que se présente un cas particulier : la tentative de créer une littérature populaire en hébreu à travers la traduction en hébreu du roman français Les mystères de Paris, qui a été publiée à Vilnius, Lituanie, en 1857.
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